Février 2010 : Nouveau courrier à l'Afssaps de chirurgiens qui signalent de nouveaux cas suspects de rupture et des réactions inflammatoires jamais vues par le passé.
Février 2010 : TÜV Rheinland porte plainte contre PIP pour « tromperie et obtention frauduleuse d'un document administratif ».
Mars 2010 : La société PIP est mise en liquidation judiciaire. Le pôle de santé publique du parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire pour tromperie et mise en danger de la vie d'autrui.
15 Mars 2010 : En l'absence d'éléments de réponses tangibles, UNICANCER Achats a cessé l'exécution du marché passé avec PIP.
30 mars 2010 :
L'Afssaps décide de retirer du marché des implants mammaires pré-remplis de gel de silicone fabriqués par PIP. L'Agence conseille par ailleurs aux patientes porteuses de ces prothèses de consulter leur chirurgien.
2 avril 2010 : Une première patiente porteuse de prothèse PIP porte plainte à Draguignan, dans le Var.
22 avril 2010 : la SoFCPRE - Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique - contacte l’AFSSAPS dans le but de mettre en place une « Cellule de vigilance » avec un système informatisé commun, sécurisé, anonymisé, rassemblant les expertises pour chaque cas déclaré, et pour définir des procédures efficaces et simples de contrôles.
Avril 2010 : Une étude diligentée par les autorités sanitaires ne détecte aucun risque de cancer lié aux prothèses frauduleuses.
1er août 2010 : Suite à la liquidation judiciaire de la société PIP, celle-ci est reprise par l'entreprise américaine Gem Care.
28-29 septembre 2010 : L'Afssaps confirme la nocivité des implants mammaires et l'utilisation par la société PIP d'un gel de remplissage différent de celui qui avait été déclaré dans le dossier de conception et de fabrication de ces implants. Ainsi, les données de vigilance actualisées depuis mars 2010 confirment que
"les incidents signalés par les professionnels sont très majoritairement des ruptures", mais aussi que les observations cliniques effectuées par les chirurgiens-plasticiens lors d'explantations préventives, décrivent des "
suintements de prothèses non rompues".
Enfin, l'Agence recommande aux
chirurgiens et centres implanteurs, à titre de précaution, d'une part "
de resserrer la périodicité du suivi des personnes porteuses d'implants PIP de telle sorte que chacune d'entre elle bénéficie d'un examen clinique complété d'une échographie datant de moins de 6 mois", et d'autre part d'aborder la question d'une "
éventualité d'une explantation, même sans signe clinique de détérioration de la prothèse", lors d'un prochain contact avec les patientes concernées.
30 septembre 2010 : La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, annonce que les femmes porteuses d'implants défectueux de la société PIP verront leurs frais médicaux et chirurgicaux totalement pris en charge. Pour celles qui relèvent de la chirurgie réparatrice, le remplacement des prothèses sera également pris en charge. 30 000 femmes seraient concernées.
19 novembre 2010 : L'association de patientes porteuses de prothèses PIP, PPP, porte plainte contre l'organisme de certification allemand TÜV Rheinland, qui avait certifié le gel utilisé par la société PIP.